Surmonter le syndrome du nid vide | 5 conseils pour y arriver

Vous ne l’avez probablement pas anticipé. Peut-être même que vous attendiez avec impatience le moment où vos enfants voleraient de leurs propres ailes. Et cette fois, ça y est, ils sont partis de la maison pour de bon. Seulement voilà, comme un second baby blues, vous déprimez et n’arrivez pas à digérer le départ de votre progéniture. Vous souffrez du syndrome du nid vide. Justement, qu’est-ce que le syndrome du nid vide ? Quels en sont les symptômes ? Combien de temps dure le syndrome du nid vide ? Comment réagir et le surmonter ? Quelles conséquences le syndrome du nid vide peut-il avoir sur votre vie de couple ? Des éléments de réponse à toutes ces questions à lire dans cet article.

  1. Qu’est-ce que le syndrome du nid vide ?
    1. Définition du syndrome du nid vide
    2. Souffrez-vous du départ de vos enfants ?
  2. Comment bien vivre le départ de ses enfants et surmonter le syndrome du nid vide ?
    1. 1. Comprendre et encourager le départ de votre progéniture
    2. 2. Garder le contact
    3. 3. Comprendre qui vous êtes sans vos enfants
    4. 4. Vous réapproprier votre temps
    5. 5. Vous ré-approprier vos espaces de vie

Qu’est-ce que le syndrome du nid vide ?

Définition du syndrome du nid vide

Cette expression du « nid vide », vous l’avez certainement déjà entendue. Elle décrit, de manière imagée, le sentiment que vivent les parents au moment du départ de leurs enfants, devenus adultes. C’est l’auteur américaine Dorothy Canfield Fisher qui emploie ce terme de « nid vide » pour la première fois dans un de ses livres, publié en 1914. L’expression a ensuite été popularisée dans les années 1970, période de développement des travaux sur la psychologie de l’enfant et la parentalité.

Quand on devient parent, la vie s’organise, de fait, autour des enfants. Et ce phénomène a eu tendance à s’accentuer ces dernières décennies. De plus en plus, on voit des parents qui veulent le meilleur pour leurs enfants et qui veulent leur réussite et leur bonheur à tout prix. Sport, musique, danse, cheval, aide aux devoirs… Les parents consacrent énormément de temps à leurs enfants au quotidien. 

Seulement, toutes ces habitudes de vie, qui se sont installées au fur et à mesure, vont un jour disparaître. Et laisser un grand vide. D’un seul coup, les parents passent d’un rythme effréné et d’une relation souvent fusionnelle à… plus rien. Ce changement dans la vie familiale est très soudain, et peut être ressenti comme très violent.

Bien sûr, dans le syndrome du nid vide, il y a l’absence d’un fils, d’une fille, et le sentiment de solitude qui s’ensuit. C’est même presque un sentiment d’abandon que ressentent certains parents.   

Que les parents soient en couple ou divorcés, le départ des enfants peut générer un stress, de la tristesse, voire des angoisses. Toutes ces émotions créent une souffrance qui s’apparente, d’un point de vue psychologique, à un deuxième baby blues.

Ce syndrome du nid vide toucherait actuellement 35% des parents, en majorité des mères (source).

Souffrez-vous du départ de vos enfants ?

Une sorte de deuil à faire

Vos enfants sont partis de la maison et vous avez comme un sentiment de malaise, voire de déprime ? Il est possible que vous souffriez du syndrome du nid vide.

Ce syndrome se caractérise par un état proche de l’état dépressif où vous ressentez l’absence de vos enfants comme une douleur, qui vous rend triste et diminue votre énergie. Voir les chambres de vos enfants vides vous porte au bord des larmes. Le moindre objet de la maison vous rappelle l’époque où ils étaient là. Bref, vous souffrez, et vous ne comprenez pas bien ce qui vous arrive.

En réalité, vous subissez le départ de vos enfants comme une sorte de « deuil ». C’est le deuil de votre vie d’avant. Le foyer familial « parents-enfants » n’est plus. C’est une page à tourner, et c’est cela qui est difficile à vivre pour certains parents.

C’est une reconfiguration de la vie familiale par laquelle tous les parents passent un jour ou l’autre. Ce syndrome du nid vide, ce coup de blues temporaire, est tout à fait naturel et normal. C’est une sorte d’épreuve à surmonter, un passage obligé.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Certes, c’est un passage douloureux obligatoire pour tous les parents. Mais ce qui est moins normal, c’est si cette situation dépressive dure dans le temps. Cela signifie que vous n’arrivez pas à faire face et à accepter le nouvel équilibre familial qui pourra vous amener vers une autre phase de votre vie. Il n’est pas rare de voir certains parents essayer de conserver à tout prix la cellule familiale passée en cherchant à être en contact permanent avec leurs enfants et à les surveiller de manière excessive. Si tel est votre cas, il est temps de réagir. En effet, de tels comportements pourraient, à terme, nuire à la relation avec votre ou vos enfants, et ce n’est certainement pas ce que vous souhaitez.

Au niveau du couple également, cette période du départ des enfants peut aussi être source d’inquiétude, voire de conflit. Pas toujours évident de se retrouver à deux, quand on a été si longtemps quatre ou cinq à la maison. 

Et c’est encore autre chose si vous êtes maman ou papa divorcé(e), c’est un sentiment d’abandon et de solitude qui peut vous submerger.    

Dans toutes ces situations, il est important de comprendre et de faire face à ce syndrome du nid vide. Il y a des solutions pour aller mieux.

Comment bien vivre le départ de ses enfants et surmonter le syndrome du nid vide ?

1. Comprendre et encourager le départ de votre progéniture

Elever un enfant, c’est l’aider à devenir adulte. C’est l’aider à voler de ses propres ailes, à mener la vie qu’il a envie de mener. C’est ainsi, c’est dans la nature des choses, les enfants « quittent le nid » lorsqu’ils sont prêts à s’envoler.

Ce dont votre enfant a besoin, et aura toujours besoin, c’est de votre soutien. Pour votre enfant, partir de la maison, ce n’est sûrement pas facile non plus. Mettez-vous un peu à la place de votre fils, ou de votre fille : tout est nouveau pour lui, pour elle. Tant de choses à comprendre, à apprendre, quand on se retrouve seul(e) pour faire ses études dans une grande ville, ou pour démarrer un métier !

Comment étiez-vous, vous, au même âge ? Souvenez-vous de cette période, où vous oscilliez certainement entre doute et excitation, et encouragez vos enfants à vivre pleinement leur vie d’adulte. Faites-leur confiance. Croyez-moi, vous pouvez vous féliciter : c’est bien grâce à vous, et à l’éducation que vous leur avez donnée, que vos enfants sont devenus des adultes responsables et autonomes dans la vie.

Alors, en un mot, acceptez leur départ et donnez-leur du courage, ils en ont bien besoin !

2. Garder le contact

Bien sûr, il peut être tentant de « couver » ses enfants, même à distance. Sous le prétexte de vouloir aider votre aîné, ou votre benjamine, vous pourriez vous retrouver à l’appeler un peu trop souvent, à lui demander des nouvelles comme s’il ou elle était encore chez vous au quotidien. Bref, à être trop intrusif (ou intrusive).

En fait, il est important de trouver la juste dose de contact qui permettra à votre enfant de ne pas étouffer sous vos coups de fil ou sms. Vous ne voudriez pas qu’on vous contrôle comme ça ? Dites-vous bien que lui (ou elle) non plus !

Et puis, c’est pour votre bien à vous aussi : si vous êtes dans la surdose de contact, l’absence de votre fils ou de votre fille peut virer à l’obsession. Or, vous avez votre vie, et vos enfants ont la leur. Pensez d’abord à votre vie à vous, avant de penser à celle de vos enfants. Oui, je sais, ce n’est pas évident. C’est ce qu’on appelle « couper le cordon ».

Cela étant dit, il ne s’agit pas de tomber dans l’excès inverse, et en venir à ne plus se parler du tout. A vrai dire, c’est ensemble que vous arriverez à définir la fréquence idéale et le mode de fonctionnement qui vous conviendra le mieux. Par exemple, vous pourriez créer une conversation familiale sur une messagerie instantanée où chacun peut donner de ses nouvelles, et envoyer des photos.

Enfin, programmez ensemble des moments pour vous réunir en famille, pour construire une relation d’adulte à adulte avec vos enfants. Certes, ils ne vivent plus chez vous, mais ils ont encore besoin de vous, de vos conseils, et de votre regard bienveillant sur leur nouvelle vie. Rien ne vaut un bon repas familial pour maintenir des liens profonds et solides entre vous.

3. Comprendre qui vous êtes sans vos enfants

Il y a une vie après les enfants.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est vrai. Quand nos enfants s’en vont de la maison, ils ont 18, 20 voire 25 ans ! Alors, se souvenir de la vie qu’on avait avant de les avoir à la maison nous ramène bien longtemps en arrière. Une éternité en fait. Tout se passe comme s’ils avaient toujours été là.

Mais, mais, mais… Ils n’ont pas toujours été là. Et votre personnalité propre, qui s’est peut-être mise en arrière-plan pendant toutes ces années, ne demande qu’à revenir sur le devant de la scène.

Où est-ce que je veux en venir ? Je veux dire simplement que vous êtes dans une étape importante de votre vie : le départ de vos enfants est une étape de vie majeure. Alors, comme dans tout cap de vie majeur, il est important de se poser, de faire un bilan

Vous allez peut-être trouver ça difficile au début, mais c’est le moment de faire votre introspection. En vous demandant qui vous êtes aujourd’hui, et en regardant objectivement ce que la parentalité vous a apporté, vous allez pouvoir tirer profit de vos forces et oser vous projeter dans l’avenir.  

Quelle chance, vous avez droit à une deuxième vie ! Profitez-en, que voulez-vous faire de ces belles années qui s’offrent à vous ?

4. Vous réapproprier votre temps

Voir le temps libre comme une opportunité

Vos journées, sans enfants, ne sont évidemment plus les mêmes. Il y a nécessairement comme un sentiment de vide qui est là. Mais il y a aussi de bons côtés : qui se plaindrait d’avoir 3 fois moins de lessive à faire tourner, de linge à plier, et de vaisselle à ranger ? Niveau logistique de la maison, vous allez gagner du temps ! Et ça, c’est plutôt bon à prendre, non ?

Alors, justement, parlons-en, du temps. Peut-être que ce temps dégagé vous angoisse un peu. En réalité, ce sont les changements d’habitudes qui créent ce sentiment de malaise. Notre cerveau n’aime pas bien la nouveauté ! Il faut donc accepter ce temps de ré-adaptation à votre nouvel emploi du temps, c’est tout à fait normal.

Bref, c’est le moment de vous réapproprier votre temps.

Faire la liste de ses envies

Comment faire ? Tout simplement, en prenant une feuille et un stylo. Et en faisant la liste de vos envies.

Qui êtes-vous devenu(e) aujourd’hui ? Qu’est-ce qui vous fait réellement envie aujourd’hui ? Et si vous vous donniez la chance d’aller au bout de vos rêves maintenant que vous êtes libre de les réaliser ? C’est le moment ou jamais.

Cette remise en question au moment du départ des enfants, c’est justement le thème d’un roman que j’ai vraiment beaucoup aimé et que je vous recommande de lire : La vie en ose, de Lisa Azuelos.

Dans ce livre, Alice, la maman, se retrouve seule, sans ses enfants, et elle vient de se séparer de son mari. Elle subit de plein fouet ce fameux syndrome du nid vide. Mais, au détour de rencontres, de petites coïncidences, elle va « oser » prendre des risques et mener une nouvelle vie épanouissante.

Alors, vous aussi, faites comme Alice, et posez-vous les bonnes questions

Quels étaient vos rêves d’enfant ? Quelles activités n’avez-vous jamais osé tenter ? Ou quelles activités ne vous étaient pas permises jusqu’à maintenant parce que vous n’aviez pas le temps ? 

Pour certains, ce sera le jardinage, et pour d’autres, le saut en parachute. Ou encore, carrément, changer de région pour aller se mettre au vert. Ou pourquoi pas une reconversion professionnelle ? Allez-y, partez de la feuille blanche et construisez la vie que vous voulez mener.

Renouer avec sa vie de couple

Un dernier mot sur la vie de couple. On ne peut pas parler de reconfiguration familiale sans parler du couple. Avant d’avoir des enfants, vous étiez un couple. Et, si vous êtes encore mariés, vous êtes toujours un couple, avec juste quelques années en plus !

Se retrouver à deux : se re-trouver. C’est bien de cela dont il s’agit.  

Et si vous alliez dîner pour en discuter ? Demandez-vous quelles activités, quels projets vous avez envie de mener ensemble ? Souvenez-vous de tout ce que vous auriez aimé faire mais que vous ne pouviez pas envisager tant que les enfants étaient là. Partir en croisière, ou plus simplement, aller au cinéma. Là aussi, faites une liste de vos envies… de couple !

Et si à l’occasion de cette discussion, vous réalisez que vos chemins se sont éloignés, n’hésitez pas à consulter un thérapeute de couple pour vous aider à surmonter vos difficultés.

5. Vous ré-approprier vos espaces de vie

Des chambres d’enfants à réinventer

Il n’y a pas que votre emploi du temps qui va changer, il y a aussi votre « emploi de l’espace ». Drôle d’expression que je viens d’inventer pour la circonstance, mais qui exprime bien l’idée que ce sont les occupants de la maison qui définissent l’emploi des espaces de vie.

Vos enfants n’occupent plus leurs chambres à plein temps, ils y reviennent seulement dormir de temps en temps. Donc, la question peut légitimement se poser : que vont devenir leurs espaces ? Je peux imaginer que cette question soit sensible, voire traumatisante, pour certains d’entre vous. En effet, ces chambres sont pleines de souvenirs, elles portent en elles toute la vie de vos enfants, depuis leur plus jeune âge, jusqu’à leur adolescence. Des objets, des photos, des livres. Tout parle d’eux dans ces chambres.

Oui, justement, tout parle un peu « trop » d’eux dans leurs chambres. Si cela vous rend triste ou nostalgique à chaque fois que vous ouvrez la porte, cela vous ferait sûrement le plus grand bien d’alléger l’atmosphère en triant, voire en repeignant la pièce !

Pourquoi vous obstiner à vous faire de la peine chez vous ?

Je vous propose plutôt de voir le tri de leurs chambres comme l’occasion de partir à la recherche de quelques objets « précieux », que vous allez pouvoir mettre dans une Boite à trésor. Vous verrez, une boite à trésor, c’est magique !

Bref, je vous invite vraiment à envisager de trier les chambres de vos enfants. Voyez-le comme une sorte de thérapie par le tri, pour vous faire du bien, à vous. Le rangement a d’énormes vertus, j’en parle d’ailleurs dans cet article sur le lien entre rangement et psychologie

QUIZ RANGEMENT : découvrez à quel animal vous ressemblez en fonction de votre sens du rangement.

Lièvre, Castor, Dauphin, Ecureuil, Renard : à chaque « bête de rangement », des conseils de Home-Organising pour vous aider.

Impliquer ses enfants dans le processus de tri

L’idéal, pour le tri, serait que vos enfants trient eux-mêmes leurs affaires. En effet, j’entends très souvent des gens me dire « ma mère a jeté toutes mes vieilles lettres d’amour et je lui en veux beaucoup pour ça ». Donc, pas d’impair, ce sont leurs affaires, c’est à eux de dire s’ils y sont attachés ou non. Et s’ils n’ont pas le temps de faire le tri, demandez-leur leur autorisation avant de donner ou vendre leurs affaires. Les photos peuvent être bien utiles dans ce cas pour échanger sur le sujet.

Attention aussi à bien expliquer votre démarche à vos enfants : vous ne faites pas cela pour leur faire de la peine, ni pour les mettre dehors, mais simplement pour vous réapproprier l’espace dans votre maison. Bien entendu, s’ils reviennent régulièrement chez vous, dites-leur bien qu’ils auront encore un lit chez vous !

C’est votre maison, c’est à vous de reconfigurer l’espace comme vous l’entendez. Soyez diplomates, mais fermes ! Si vous avez envie de vous faire une pièce « couture » ou « piano », faites-le, et prévoyez un autre endroit dans la maison pour accueillir vos enfants le week-end.

Enfin, puisque vous n’avez plus besoin d’autant d’espace, pourquoi ne pas envisager de changer de maison ou de revenir en appartement ? C’est aussi un beau projet. Et justement, via un déménagement, la question des souvenirs accrochés aux murs ne sera plus aussi douloureuse pour vous. Vivre ailleurs vous tente ? Lisez mes conseils pour bien déménager.

Peut-être que vous vous inquiétez de la quantité d’objets que vous allez avoir à donner ou à jeter lors de ce grand tri : il y a des solutions pour chaque catégorie d’objets, découvrez ce que vous pouvez faire des objets qui ne servent plus dans mon article sur le sujet.

Cette étape de tri des chambres est sans nul doute éprouvante, mais elle vous permettra de vous sentir mieux, et surtout de tourner une page de vie.

Vous avez peur de vous lancer ? Discutons ensemble de la meilleure façon de vous réapproprier votre intérieur.

visuel visioconférence home-organising

(RDV visio 1h – gratuit – sans engagement)

Et si vous réserviez un rendez-vous en ligne pour faire le point avec moi ? Ensemble :

  • Faisons un état des lieux de votre situation
  • Discutons de vos objectifs
  • Vérifions l’adéquation de la méthode KonMari à vos besoins.

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